le modulaire n'est pas un instrument. c'est un langage.
On dit souvent que la synthèse modulaire est complexe. Ce n'est pas faux. Mais ce n'est pas la bonne entrée. La vraie question n'est pas « est-ce que c'est dur ? » — c'est « est-ce que ça vaut le coup de désapprendre ce qu'on sait sur la musique pour redécouvrir le son autrement ? »
Un synthétiseur classique vous propose un chemin. Un oscillateur, un filtre, un amplificateur, une sortie. Vous tournez des boutons, vous obtenez des sons. Le modulaire, lui, vous tend une pile de câbles et vous dit : à vous de décider ce qui va où.
Ce n'est pas plus difficile. C'est différent. C'est une manière de penser le son où chaque connexion est un choix, chaque patch est une architecture, chaque session est une conversation entre vous et la machine.